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Gaz à effet de serre

Gaz qui contribuent à l'effet de serre, c'est-à-dire au réchauffement de l'atmosphère et de la surface de la Terre, en absorbant le rayonnement infrarouge thermique dégagé par la Terre et en le renvoyant en partie vers la surface de celle-ci. Les gaz à effet de serre concernés par les négociations sur le changement climatique sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), l’oxyde nitreux (N2O), les hydrofluorocarbones (HFC), les hydrocarbures perfluorés (HFC) et l’hexafluorure de soufre (SF6).

GIEC

Le groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat – Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) en anglais – a été fondé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale et le programme des Nations-unies pour l’environnement (PNUE). Sa mission est de rassembler des données scientifiques, techniques et socio-économiques pertinentes afin d’envisager les risques des changements climatiques liés aux activités humaines. Il doit également formuler et évaluer des stratégies possibles de prévention et d’adaptation.

Marché carbone

Aussi appelé "marché de permis d'émission", il s'agit d'un mécanisme qui consiste à allouer aux "pollueurs" (Etats ou entreprises) des quotas d'émissions de CO2, que ceux-ci peuvent ensuite s'échanger. Chaque émetteur de CO2 doit alors s'assurer qu'il détient autant de permis d'émission que ce qu'il va émettre. Dans le cas contraire, il se trouve contraint de réduire ses émissions ou d'acheter des permis. Inversement, si ses efforts de maîtrise des émissions lui permettent de posséder un excédent de permis, il peut mettre ceux-ci en vente. Le marché carbone est l'un des mécanismes de flexibilité prévus par le protocole de Kyoto.

Mécanismes de flexibilité

Outre le marché carbone, il existe deux autres mécanismes économiques prévus par le protocole de Kyoto pour atténuer les incidences économiques possibles des mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il s'agit de la mise en œuvre conjointe (MOC), qui permet à un pays développé de procéder à des investissements dans des projets réalisés dans des pays qui se sont également engagés à réduire leurs émissions de CO2), et du mécanisme de développement propre (MDP), qui fonctionne sur le même principe que la MOC, mais les investissements sont cette fois effectués par un pays développé dans un pays en voie de développement.

Protocole de Kyoto

Protocole à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques adopté à Kyoto le 11 décembre 1997. Il fixe des engagements chiffrés pour réduire ou limiter les émissions anthropiques de gaz à effet de serre, et principalement de CO2, pour l'horizon 2008-2012. Il énonce aussi les politiques et mesures à mettre en œuvre pour réaliser ces objectifs.

Puits de carbone

Un puits de carbone est un réservoir naturel ou artificiel qui absorbe le gaz carbonique de l'atmosphère et donc contribue à diminuer la quantité de CO2 atmosphérique. Les principaux puits de carbone naturels sont les hydrocarbures, les sols, les mers, les forêts tropicales ou encore les tourbières.

Rapport Stern

Rapport intitulé "L’économie du changement climatique", publié en octobre 2006 par la commission présidée par sir Nicholas Stern à la demande du chancelier de l'Echiquier (Royaume-Uni). Le rapport explique que le coût du réchauffement climatique pourrait s'élever à 1 % du PIB mondial si on agit maintenant, tandis que, si la communauté internationale reste passive, ce coût pourrait s'élever jusqu'à 20 % du PIB mondial.

REDD

Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts. La déforestation représente environ 18 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, devant les transports. Le programme des Nations unies pour la réduction des émissions dues à la déforestation, UN-REDD, vise à réduire ce chiffre en attribuant aux forêts une valeur financière fondée sur leur capacité de stockage de carbone. A terme, REDD conduirait les pays développés à payer les pays en développement dans le but de protéger leurs forêts afin de réduire ces émissions.

Taxe carbone

Contribution climat-énergie proposée en juillet par les anciens ministres Michel Rocard et Alain Juppé. Son objectif est de taxer, donc de rendre plus chers, les produits produisant beaucoup de gaz à effet de serre, de façon à modifier les comportements. Seules les énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon) utilisées dans les transports et le chauffage des bâtiments seront concernées par la taxe. Celle-ci entrera en vigueur le 1er janvier 2010 sur la base de 17 euros la tonne de CO2, soit une hausse de 4,5 cts par litre de fioul et de gasoil et de 4 centimes par litre d'essence. Le gouvernement a promis que cette taxe n'entraînera ni hausse globale de la fiscalité ni baisse du pouvoir d'achat. L'objectif est donc de redistribuer le produit de la taxe.

 

Sources : Glossaire du climat, Christian Brodhag, Florent Breuil, et glossaire de La Documentation française.

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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