La commune d'Arbonne a longuement examiné le projet de Schéma départemental de coopération intercommunale présenté par le préfet, dans lequel le village serait extrait de la Communauté de Communes Sud Pays Basque pour intégrer la Communauté d'Agglomération Côte Basque . Arbonne passerait ainsi du sud au nord. À l'issue des travaux, le Conseil municipal s'est réuni, et a émis un avis défavorable au projet. La municipalité réitère son attachement au principe fondamental d'une intercommunalité de projets qui doit être un enrichissement pour toutes les communes qui y participent, basé sur le respect et la solidarité.
« Le Conseil municipal, en l'absence de concertation amont, de cohérence territoriale, de projet commun et d'éléments techniques et financiers concrets sur l'impact du détachement de la commune d'Arbonne de la Communauté de communes Sud Pays Basque et de son rattachement à l'Agglomération Côte Basque Adour, émet un avis défavorable au volet proposé par le projet de schéma départemental de coopération intercommunale. » C'est clair.
Le maire, Marie José Mialocq, explique les raisons du refus : « le périmètre proposé de l'Agglomération Côte basque Adour, englobant à horizon 2018, les Communautés des communes d' Errobi , de Nive Adour, et la commune d'Arbonne, soit 22 communes pour 170 000 habitants ne paraît pas pertinent, du fait de l'absence d'une réelle cohérence du territoire sur le plan géographique, hydrographique, économique, démographique et qu'il manque de projet commun structurant. Par ailleurs, Arbonne est une commune rurale de 1 855 habitants (soit à peine 1.5% de la population des 5 autres communes de l'Acba) et les enjeux de sa politique locale sont logiquement très éloignés de ceux des communes urbaines littorales auxquelles elle serait rattachée. »
Pas de frilosité
Néanmoins, le maire d'Arbonne ne souhaite pas faire preuve d'immobilisme ou de frilosité. « À une exception près, les conseillers municipaux sont d'accord pour, sans contrainte de temps, pouvoir mener une réflexion approfondie qui permettrait de faire le choix d'une organisation la mieux adaptée à son territoire (Communauté des communes Sud Pays Basque, l'Agglomération Côte basque Adour ou autre EPCI à créer). »
Arbonne ouvre en grand la porte au dialogue. A demi-mots, les élus du village, comme leurs collègues des cités voisines, expriment leur réserve sur la méthode du représentant de l'état, une approche technocratique dénoncée plus ouvertement par l'élu abertzale de Bidart.
Le Conseil a exprimé les mêmes réticences quant à la redistribution des compétences : « Considérant qu'il n'est pas démontré que le démembrement des compétences de Bizi Garbia entre la Communauté de communes (collecte) et le Syndicat Bil ta Garbi (traitement) réponde à l'objectif fixé par la loi d'optimisation du rapport qualité/coût du service public rendu aux usagers contribuables du territoire, le Conseil municipal émet un avis défavorable aux modalités de gestion des déchets ménagers proposées par le projet de schéma départemental de coopération intercommunale, et souhaite que le Syndicat mixte Bizi Garbia reste un syndicat autonome exerçant les compétences de collecte et de traitement des déchets pour l'ensemble du territoire et les communes extérieures adhérentes ».
Là encore, c'est un non clair et net. |